Saut d'obstacles

Winningmood tire sa révérence

Ursule Ngoh Mbah-

Winningmood, le fidèle complice de Luciana Diniz âgé de 19 ans, fera sa dernière apparition sportive dans le CSI 5* qui se courra en parallèle de la Finale Coupe du Monde, à Paris Bercy.

D’abord associé au belge Ludo Philippaerts, l’étalon gris a rejoint les écuries de la portugaise en 2009, sous les conseils d’Edouard de Rothschild, et les succès sportifs ne mirent pas longtemps à arriver. Le fils d’Udarco et d’une mère par Cassini I était double sans faute dans le Grand Prix du samedi au mythique CSIO d’Aix-la-Chapelle lors de sa première saison sous la selle de Luciana Diniz et quatrième de la Finale Coupe du Monde à Genève l’année suivante. La saison qui suit, les classements s’enchainaient avec une troisième place lors de l’étape Coupe du Monde d’Olso et lors de la difficile étape Coupe du Monde de Stuttgart, une sixième place dans celles de Genève et Zurich… En 2015, le coupe s’illustrait en remportant le Grand Prix de Madrid et de Vienne.

Winningmood saluera une dernière fois le public samedi soir, à l’issue du Grand Prix Equithème. Un public que le couple formé par l’étalon et la portugaise n’a jamais laissé indifférent à chaque apparition, Luciana Diniz ne manquant jamais de remercier son fidèle complice – qui aura fait décoller sa carrière – après chaque parcours, sans faute ou non.

Mais celle qui parle le mieux du charismatique étalon gris, c’est encore Luciana Diniz elle-même :

« C’est lui qui m’a permis de franchir un cap, de jouer avec les plus grands après la période de Dover. C’est un cheval très calme. Mais c’est surtout un cheval qui a quelque chose d’humain et de généreux. Édouard (de Rothschild, son propriétaire) avait essayé d’attirer mon attention sur le cheval, mais je lui ai tout de suite dit que, vu son physique, ce n’était pas un cheval pour moi. Et pourtant, un an plus tard, en avril 2009, Édouard m’a convié chez lui pour essayer Winningmood. Dès que je me suis assise sur le cheval, j’ai eu le coup de foudre. En fait, c’était un cheval de rêve (…). Il partira au haras, je me suis faite à cette idée, mais Édouard sait que c’est mon cheval, qu’il fait partie de ma vie. Alors, entre les saisons de monte, il reviendra chez moi et continuera à travailler. Il aime les concours, il aime travailler, il a besoin de ça ».

Source communiqué

Vous aimerez peut-être