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Joanna Parkinson : « Mon rêve serait de remporter l’Or aux Jeux Olympiques »

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Installée dans ses écuries en Normandie près de Caen, Joanna Parkinson dispose, malgré son jeune âge, d’une organisation sans faille. A vingt-quatre ans, Joanna a le regard tourné vers l’avenir et nourrit de grands objectifs sportifs et professionnels pour le futur. Rigoureuse, motivée et travailleuse, la franco-britannique a de sérieux atouts pour espérer briller sur les plus belles pistes internationales à l’avenir. Elle nous a ouvert les portes de ses Écuries du Jonquet pour nous faire découvrir son quotidien avec la sympathie qui la caractérise. Rencontre…

Es-tu issue d’une famille de cavaliers ?

Non du tout. Mes grands parents français avaient un cheval au champ, je pense être tombée amoureuse de cet animal dès petite. J’ai vécu jusqu’à mes dix ans en Angleterre. C’est lorsque mes parents, petit frère et moi avons déménagé en Normandie que j’ai commencé à pratiquer l’équitation.

Quelle a été ta progression ?

J’ai commencé à pratiquer le CSO en 2006 en arrivant au Poney club de Cabourg où j’ai eu la chance de rencontrer une monitrice (qui travaille aujourd’hui avec moi aux Ecuries du Jonquet) et des poneys merveilleux dont Océan qui est toujours avec moi au champ, et Queen qui appartient maintenant à Léa Van Colen (fille de Félicie et Axel qui deviendra plus tard mon coach). À mes dix-huit ans en 2012, je suis montée pour la première fois sur un cheval chez Jean-Pierre Ledermann (père d’Alexandra médaillée de bronze aux JO) grâce à un ami de la famille, où j’ai rencontré ma première jument Sweet (5 ans). Un an plus tard, j’ai posé mes yeux et fesses sur Golden pour la première fois à Lécaude chez Axel Van Colen qui m’a très gentiment pris sous son aile pour m’aider dans ma formation. En moins de deux ans nous avions pris la route pour l’Autriche pour participer aux Championnats d’Europe Jeunes Cavaliers ! J’ai ensuite rencontré Reynald Angot avec qui je fais équipe pour le Grand National et chez qui j’ai pu monter des jeunes chevaux ainsi qu’en savoir plus sur la technique et mécanique du saut.

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Comment se sont passés les débuts en tant que professionnelle ?

J’ai toujours été une personne organisée, les écuries ont toujours bien fonctionné. Il nous a fallu un peu de temps avant de trouver le staff quotidien adapté mais aujourd’hui nous avons Lucy (responsable d’écurie et groom concours), Clémence (cavalière et groom maison), Justine (secrétaire) ainsi que Denis (cavalier).

Depuis combien de temps existent les Ecuries du Jonquet ?

Quatre ans cet été, le terrain a été construit à partir de rien et nous voilà avec des belles installations pratiques et saines avec plus de vingt-cinq chevaux et seulement quelques boxes encore disponibles.

Peux-tu nous présenter ton piquet de chevaux ?

Golden Magic C sera toujours la numéro un même le jour où sa carrière sportive s’arrêtera. Deux chevaux (Chacolu EDJ et L’Aveu Z) ne vont pas tarder à l’épauler ainsi que deux sept ans Living Nice et Bécassine des Biches que je préserve et travaille pour l’avenir.

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Est-ce que le commerce est une activité que tu essayes de développer ?

Oui tout à fait, les écuries ont des chevaux à vendre, tels que des maîtres d’école ou des chevaux qui conviennent aux circuits children et junior.

Que t’apporte Justine Ludot, cavalière de dressage installée dans tes écuries ?

C’est grâce à Justine que j’ai rencontré Bertrand son entraîneur avec qui je travaille moi-même maintenant. Nous avons tous la même vision du cheval et de son suivi.

Est-ce que tu espères atteindre le très haut niveau ?

Oui, ça serait une récompense très gratifiante pour moi, si mon travail est juste je sais que j’ai plusieurs chevaux qui ont les moyens et capacités et remporter un Grand Prix 5*.

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Est-ce que tu as un rêve ?

Mon rêve est le même depuis que je suis petite, il serait de remporter l’or aux Jeux Olympiques, je sais qu’aucune femme n’a réussi à faire mieux qu’Alexandra Ledermann (bronze), ça serait pour moi une grande fierté.

Que penses-tu de l’évolution du sport ?

En ce qui concerne les équipes de trois aux Jeux Olympiques je pense que cela démotivera certains cavaliers mais en motivera d’autres. Les trois meilleurs couples seront sélectionnés et ainsi le sport sera encore plus majestueux.

Qui sont tes modèles ?

A l’heure d’aujourd’hui ce serait Bertrand Lebarbier, Marcus Ehning, Peder Fredericson, William Fox-Pitt, Beezie Madden et Charlotte Dujardin !

As-tu un exercice fétiche ?

J’adore sauter, mais j’ai un penchant pour les triples et les rivières ! « En avant droit, relâché et léger » « avancer équilibrer tourner » sont des principes que je mets en place.

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