Saut d'obstacles

CSIO La Baule : Les réactions des trois premiers !

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Le CSIO de La Baule vient de se conclure sur la belle victoire de Jérome Guéry. Le belge devance Pénélope Leprévost et Meredith Michaels-Beerbaum. Tous trois ont réagi suite à leurs belles performances. Le chef de piste Frédéric Cottier a également commenté l’épreuve de son point de vue.

Jérome Guéry : « Le concours de La Baule est un concours qui me tient fort à coeur, c’est seulement la deuxième fois que j’y participe. Il s’agit du premier concours de première ligue que j’ai fait dans ma carrière. Gagner aujourd’hui devant le public me donne beaucoup d’émotions, je suis très heureux de cette victoire. D’autant plus avec Grand Cru, c’est un cheval que j’ai acheté il y a un an. Il sautait à peine un mètre vingt et il a fait une progression incroyable. On a vu tout au long de cet hiver qu’il avait le potentiel pour devenir un vrai super cheval.

Mon plan était de revenir à La Baule, je n’étais pas dans les première sélections mais après l’annulation du concours de Lummen j’ai été sélectionné. J’ai été très très bon aujourd’hui mais malheureusement je n’ai pas été aussi bon dans la Coupe des Nations, je tenais à m’excuser auprès de mes partenaires. J’ai eu beaucoup de résultats ce week-end si ce n’est dans la Coupe des Nations où je n’ai pas fait une super prestation. Ça arrive ! […] Je ne pensais pas que Grand Cru allait devenir ce qu’il est aujourd’hui. Sa plus grande qualité c’est son respect. Les chevaux respectueux, quand ils sont en confiance, se donnent tous les moyens. Aujourd’hui  je crois qu’il est en confiance avec moi, c’est peut-être pour ça qu’on est arrivés à faire ça aujourd’hui. […]

La fédération a été claire, elle souhaite envoyer les couples les plus en forme à Rio. Papillon Z a eu trois mois de repos, je pense que c’était une erreur de ma part de l’amener ici. Je pensais qu’il serait prêt vis à vis de son expérience. J’espère le retrouver au top de sa forme d’ici un mois ou deux. Je ne mets pas de côté Grand Cru qui a le potentiel, la capacité, mais pas encore toute l’expérience. Ce cheval va faire partie des meilleurs chevaux du circuit, il a le potentiel. De là à dire qu’il peut gagner un championnat je ne sais pas, on verra pour la suite. »

Jérome Guéry savoure sa victoire devant un public conquis ! © Maria Guinamant - Dans la Foulée

Jérome Guéry savoure sa victoire devant un public conquis ! © Maria Guinamant – Dans la Foulée

Pénélope Leprévost : « Flora va vraiment très très bien, je n’ai pas bien monté dans la Coupe des Nations mais elle est quand même double sans faute. Ça ne se voit pas parce qu’elle est fantastique ! Je me suis un petit peu rattrapée là. C’est vraiment une sensation extraordinaire de monter cette jument. C’est peut-être la jument d’une vie, que chaque cavalier rêve de rencontrer dans une carrière de haut niveau. C’est peut-être ma Jappeloup ! Je vis avec plaisir chaque parcours avec cette jument. Je pense que si j’avais trouvé la distance sur le dernier j’aurais peut-être été plus vite que Jérôme mais j’ai bricolé. Ma jument a réussi à sauter l’obstacle sans faute mais ça n’était pas bien monté. […] Je pense que c’est moi qui doit être plus précise, la jument a toutes les gammes maintenant. C’était pas mal à Anvers quand même ! »

Meredith Michaels-Beerbaum : « Tout d’abord merci à toute l’équipe du concours. C’est la seconde fois que je viens ici à La Baule. Je suis venue en 1991 pour voir les Championnats d’Europe en tant que spectatrice. J’étais une jeune femme et depuis j’ai toujours rêvé de revenir. Je dois dire que chaque année quelque chose m’en empêchait, je passais souvent l’hiver en Floride donc ce n’était pas idéal pour mes chevaux et moi de venir ici après car le concours arrivait un peu tôt. Cette année j’ai dit à mon chef d’équipe très tôt que je voulais venir à La Baule. C’était vraiment un honneur pour moi d’être ici, j’y ai passé un formidable week-end et mes chevaux ont sauté de manière fantastique. Je suis ravie du résultat aujourd’hui ! »

Frederic Cottier : « On avait beaucoup parlé de l’état du terrain suite à la Coupe des Nations, j’étais tout à fait confiant aujourd’hui parce qu’il avait séché. Je peux vous assurer que ce ne sont pas les cavaliers qui vont me contredire. Le parcours que j’ai mis en place aujourd’hui était un vrai parcours avec des oxers entre un mètre soixante-cinq et un mètre quatre-vingt de large, deux verticaux à un mètre soixante. Il y avait aussi une ligne délicate, assez technique, qui au début de l’épreuve m’a fait un peu peur parce qu’elle ne fonctionnait pas. À l’issue de dix cavaliers il y avait six sans faute, j’étais un peu inquiet. Je pensais qu’après la rivière les chevaux allaient courir sur l’oxer et sur le vertical. Finalement, les chevaux sautaient très haut la rivière et étaient parfaitement contrôlables après. Ensuite, les choses ont tourné, la ligne a commencé à fonctionner pas mal. Je dois dire que les chevaux ont remarquablement bien sauté, la qualité du plateau était exceptionnelle cette année à La Baule. Quelques grosses pointures sont sorties à quatre points, mais ça c’est le sport. On a eu un magnifique barrage. On a pu s’apercevoir d’une chose c’est que tous les cavaliers au barrage ont pu tourner court sans glisser, c’était quand même intéressant. Les coins de la piste étaient toujours un peu glissants mais pas dans des zones d’abord ou de réception. Jérôme a pris beaucoup de risques, son cheval est toujours resté sur ses appuis. Au barrage, on a bien vu que les cavaliers ne se sont pas retenus sur le terrain. »

Photo : Jérome Guéry est bien entouré sur le podium du Grand Prix de La Baule. © Maria Guinamant – Dans la Foulée

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